Fragmenta.
Fait·Rome Antique·Rome impériale, Ier–IIIe s. ap. J.-C.

Deuil sur commande : les pleureuses des funérailles romaines

Aux funérailles romaines, les cris les plus perçants venaient parfois d’inconnues—des femmes payées pour hurler, s’arracher les cheveux et se frapper la poitrine.

Deuil sur commande : les pleureuses des funérailles romaines

Unknown — "Marble statue of a girl" (1st or 2nd century CE), public domain

Pleurs sur commande : le deuil à vendre

Aux funérailles d’un riche Romain, on n’entendait pas seulement la famille sangloter. Des pleureuses professionnelles, presque toujours des femmes, étaient payées pour crier, hurler, se griffer le visage—parfois jusqu’à faire couler le sang.

Statut sonore : le deuil en spectacle

Des sources comme Sénèque et Suétone décrivent ces pleureuses comme un passage obligé des funérailles de l’élite. Plus il y avait de drame, plus la famille gagnait en prestige. C’était une performance publique—qui couvrait parfois la vraie douleur.

Les familles riches de Rome engageaient des pleureuses professionnelles, les praeficae, pour faire du bruit aux funérailles. Ces femmes pleuraient, chantaient des complaintes, et allaient jusqu’à se griffer le visage jusqu’au sang, tout ça pour afficher le prestige du défunt et émouvoir la foule. Sénèque et Suétone grincent des dents devant ce « théâtre », mais pour les Romains, plus le deuil était bruyant, plus l’honneur du mort était grand.

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