Musonius Rufus : Les femmes aussi philosophes
« Les femmes doivent étudier la philosophie, tout comme les hommes. » Musonius Rufus, en grec : «Φιλοσοφεῖν δεῖ καὶ τὰς γυναῖκας ὥσπερ τοὺς ἄνδρας.» — « Les femmes aussi doivent étudier la philosophie, tout comme les hommes. » Voilà le plus coriace des stoïciens qui défonce la porte de la salle de classe.
Tanner (Capt), War Office official photographer — "Allied Forces in Rome, June 1944 TR1856", Public domain
La phrase qui a secoué Rome.
Dans le fragment 4 de ses Leçons, Musonius Rufus écrit : «Φιλοσοφεῖν δεῖ καὶ τὰς γυναῖκας ὥσπερ τοὺς ἄνδρας.» — « Les femmes aussi doivent étudier la philosophie, tout comme les hommes. » À une époque où la plupart des femmes ne choisissaient même pas leur mari, Musonius voulait les voir débattre de la vertu aux côtés des généraux.
Un stoïcien qui exige l’égalité.
Musonius ne cherchait pas le scandale. Il pensait que la vertu était pour tous—et le courage aussi. La philosophie, pour lui, c’était l’outil pour mieux vivre, mieux lutter, mieux endurer. Les femmes, disait-il, avaient autant besoin de ces armes que les hommes.
Le révolutionnaire têtu de Rome.
Exilé deux fois pour son esprit frondeur, Musonius Rufus enseignait à qui voulait l’écouter—esclaves, filles, exclus. Son audace résonne encore dans chaque salle de classe où la porte reste ouverte.
Musonius n’était pas seulement en avance sur son temps. C’était un provocateur qui invitait les femmes à la table, puis défiait Rome de les en chasser.