Fragmenta.
Récit·Grèce Antique·Guerre du Péloponnèse, Grèce Classique

Syracuse renverse la vapeur contre Athènes

Une nuit sans lune, des rames silencieuses, des torches sur l’eau—les Athéniens tentent de fuir, mais Syracuse referme le piège d’un coup sec.

Syracuse renverse la vapeur contre Athènes

Phaidimos — "Front of a limestone block from the stepped base of a funerary monument" (mid-6th century BCE), public domain

Fuir avant l’aube.

413 av. J.-C. Sous le couvert de la nuit, les navires athéniens, à bout de forces, tentent de s’échapper du port de Syracuse. Des torches vacillent sur la rive. L’eau est encombrée d’épaves—chaque issue surveillée.

Hermocrate referme la mâchoire.

Les généraux de Syracuse envoient des cavaliers bloquer la retraite, propagent de fausses rumeurs, postent des navires à chaque sortie possible. À l’aube, les Athéniens sont piégés, désespérés, encerclés—repoussés sur la terre ferme, vers le chaos.

L’espoir athénien s’enlise dans la boue.

La plupart des fuyards sont traqués, affamés ou condamnés à mourir de labeur dans les carrières siciliennes. Thucydide, qui a raconté ce désastre, l’a appelé la plus grande action hellénique de l’histoire—un coup dont Athènes ne s’est jamais vraiment remise.

La retraite ratée d’Athènes à Syracuse a ruiné le plus grand pari de la cité, bouleversant le cours de la guerre—et le destin même de la démocratie.

Trois minutes par jour.

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