Musonius Rufus : Manger, c’est philosopher
« No food is better for a person than that which grows from the earth. » Musonius Rufus faisait de chaque dîner une leçon de philosophie—et il n’épargnait pas les appétits romains.

Unknown — "Head of a Bearded Man" (c. 125 CE), CC0
Le dîner comme philosophie.
Musonius Rufus, dans ses Discours (Conférence 18A), écrit : «Οὐδὲν ἀνθρώπῳ πλέον ἐστὶν ἐδωδῆς, ἢ τῆς ἀπὸ τῆς γῆς.» — «Aucune nourriture n’est meilleure pour l’homme que celle qui vient de la terre.» Ce n’était pas une lubie alimentaire : c’était le kit de démarrage du stoïcien.
Ce qui se joue à table.
Pour Musonius, la maîtrise de soi commençait par ce qu’on mettait dans sa bouche. Manger simplement, c’était vivre simplement. Si tu pouvais discipliner ton estomac, tu pouvais discipliner tout ton caractère. Un rejet de la décadence romaine, lentille après lentille.
Musonius ne se contentait pas de sermonner les sénateurs : il les culpabilisait jusqu’à les faire manger comme des paysans. Pour lui, la vertu commençait à table.