Musonius Rufus : L’égalité dans le mariage
« Le mari et la femme doivent pratiquer les mêmes vertus. » — Musonius Rufus n’imposait pas le stoïcisme qu’aux sénateurs ; il l’exigeait aussi à la table du dîner.

Unknown — "Cameo: Julio-Claudian Imperial Portrait" (30 BCE–54 CE), CC0
Pas de double standard à la maison.
Musonius Rufus, dans ses Leçons (Leçon 12), dit : « Καὶ τὸν ἄνδρα καὶ τὴν γυναῖκα ἀρετῆς ὁμοίας δεῖ μετέχειν. » — « Le mari et la femme doivent pratiquer les mêmes vertus. » C’était aussi radical à Rome que d’accorder le droit de vote aux femmes des siècles plus tard.
Ce qu’il voulait vraiment dire.
Pour Musonius, le mariage n’était ni une romance ni un contrat de propriété. C’était un partenariat d’égal à égal—courage, justice, discipline et sagesse étaient exigés des deux. Si l’un échouait, les deux en souffraient. La philosophie stoïcienne ne s’arrêtait pas au Sénat ou à l’école ; elle s’invitait au petit-déjeuner.
Le philosophe le plus coriace de Rome.
Musonius Rufus a été exilé non pas une, mais trois fois pour avoir refusé de plier sur ses principes. Il a formé des sénateurs, des affranchies, et même sa propre fille—devenue une stoïcienne légendaire. Il a forcé Rome à admettre : la vertu n’a pas de sexe.
Musonius a posé des règles qui choquent encore : vertu, raison et discipline sont dues à tous—peu importe le genre. Il a fait du mariage un terrain d’épreuve stoïcien.