Ce jour-là : la dernière nuit de Lemuria
9 mai : troisième et dernière nuit de Lemuria—les fantômes agités de Rome sont enfin chassés.

On This Day: The Last Night of Lemuria, public domain
Les dernières fèves tombent à minuit.
Pour la troisième nuit consécutive, les familles romaines se lèvent avant l’aube. En tunique ample, la tête lavée, elles avancent pieds nus dans l’obscurité silencieuse, jetant des fèves noires par-dessus l’épaule. Le but : attirer les esprits rôdeurs loin de la maison avant le lever du soleil.
Rituels pour les morts sans repos.
Lemuria est la fête la plus secrète de Rome. Pas de banquets, pas de jeux—juste des prières murmurées et des offrandes aux fantômes hostiles. Le patriarche lance neuf fois les fèves. Le bruit du bronze et des gestes d’éloignement résonnent dans les pièces. Pour les Romains, échouer, c’était inviter le chaos chez soi.
Le monde est sauf, pour l’instant.
À l’aube du 9 mai, les rituels prennent fin. Les fantômes qui hantaient les seuils de la ville sont renvoyés jusqu’à l’année prochaine. Rome respire à nouveau—jusqu’à ce que les esprits reviennent frapper au printemps.
Trois nuits de mai, les Romains accomplissent des rites secrets à minuit—pieds nus, jetant des fèves noires—pour chasser les morts. Ce soir, la ville respire. Les monstres sont repartis chez eux—du moins pour un an.