Le dernier combat de Caton contre César
Caton est assis en tailleur, la toge serrée, lisant Platon pendant que les légions de César attendent devant sa porte — mais il ne se rendra pas.

Unknown — "Silver denarius of Brutus" (54 BCE), public domain
La mort plutôt que la clémence d’un tyran.
En 46 av. J.-C., après la défaite de Thapsus, Caton le Jeune se retire à Utique avec quelques fidèles. César lui offre le pardon et la vie sauve. Caton répond en récitant calmement de la poésie, dînant, puis s’enfermant avec un exemplaire de Platon.
Jamais il ne serait l’homme de César.
Caton tire son épée et se jette dessus, mais rate son coup — sa famille tente de le sauver. Furieux, il arrache ses propres points de suture et meurt à sa façon. Plutarque raconte que même César, qui avait écrasé tous ses ennemis, fut bouleversé par ce geste.
Un symbole plus fort que l’Empire.
Pendant des siècles, le nom de Caton a été invoqué dans les révoltes et les résistances — preuve qu’on peut, même vaincu, refuser à l’ennemi la victoire totale.
Caton a choisi la mort plutôt que de vivre sous la coupe de César. Son suicide l’a transformé en symbole romain de la liberté — et en problème que César n’a jamais pu effacer.