Cato le Jeune : La liberté plutôt que la vie
Il a choisi la mort plutôt que de s’incliner devant César.

La mort comme protestation, pas comme fuite
Quand les armées de César se sont rapprochées, Caton a dîné calmement, lu Platon, puis—avant l’aube—a ouvert ses propres veines. Ce n’était pas une tragédie privée : c’était une défiance mise en scène. Pour Caton, vivre sous César revenait à trahir tout ce en quoi il croyait.
Dernier rempart de l’ancienne République
Toute la vie de Caton fut un combat pour la liberté romaine traditionnelle. Il était têtu jusqu’à l’autodestruction. Tandis que les sénateurs négociaient, Caton refusait tout compromis, ce qui lui a valu autant d’admiration que de moqueries. Salluste décrit son honnêteté comme presque inhumaine—ou, selon ses mots, « inadaptée à l’époque ».
Héros ou fanatique ?
Pour certains Romains, Caton est devenu un héros—symbole de résistance même après la chute de la République. Pour d’autres, il n’était qu’un fanatique inflexible dont la mort n’a rien changé. Aujourd’hui encore, il incarne le prix de ceux qui refusent de plier.
Le suicide de Caton le Jeune n’était pas un simple acte de désespoir : c’était un refus final, obstiné, de la victoire de Jules César et de la fin de la République romaine.