Fragmenta.
Personnage·Grèce Antique·Grèce classique tardive, IVe siècle av. J.-C.

Aristote et la peur athénienne de l’étranger

Aristote est convoqué au tribunal—pas pour trahison, mais pour avoir soi-disant manqué de respect aux dieux de la cité.

Aristote et la peur athénienne de l’étranger

David — "The Death of Socrates" (1787), public domain

Le philosophe sur le banc des accusés

Aristote est appelé devant les tribunaux athéniens—accusé d’impiété. Pas assez de sacrifices, trop d’idées « étrangères ». Ce n’est pas la première fois qu’Athènes tente de faire taire un philosophe.

Une cité rongée par le doute

C’est la même Athènes qui a condamné Socrate à mort pour avoir corrompu la jeunesse. La ville, nerveuse après des années de guerre et de défaites, s’en prend à ceux qui vont trop loin. Aristote, étranger venu de Macédoine, est une cible facile.

Fuir plutôt que mourir en martyr

Aristote refuse d’offrir à Athènes le sang d’un autre philosophe. Il quitte la ville à l’aube, murmurant qu’il ne laissera pas Athènes « pécher deux fois contre la philosophie ». Parfois, survivre, c’est savoir quand quitter le débat.

Athènes, célèbre pour ses philosophes, pouvait se retourner contre eux à la moindre angoisse. Après l’exécution de Socrate, Aristote sent le vent tourner et s’enfuit, refusant que la ville « pèche deux fois contre la philosophie ». Même le plus grand penseur du monde savait quand disparaître.

Trois minutes par jour.

Des histoires vérifiées de la Grèce et de la Rome antiques, livrées chaque matin sous forme de cartes à faire défiler.

Télécharger pour iOS
5.0 sur l'App Store