Alcibiade, le transfuge
Il s’est réveillé général athénien—et le soir même, il complotait avec les pires ennemis d’Athènes.

De héros à traître en une nuit.
Alcibiade, c’était le chouchou d’Athènes : beau, brillant, terriblement persuasif. Accusé de sacrilège à la veille de l’expédition de Sicile, il s’enfuit au lieu d’être jugé—et trouve refuge chez les Spartiates, les pires ennemis d’Athènes.
Trois empires, trois trahisons.
Plus tard, Alcibiade devient conseiller militaire à Sparte, recommandant de fortifier Décélie en Attique. Mais là aussi, ses ennemis le rattrapent, et il file—cette fois chez le satrape perse Tissapherne. À chaque volte-face, il sauve sa peau et reste influent.
Est-il jamais rentré chez lui ?
Il est bien revenu à Athènes, acclamé en sauveur après avoir orchestré des victoires clés. Mais la politique athénienne ne pardonne rien. Exilé encore, Alcibiade meurt dans l’ombre—preuve que le charisme et l’ambition ne suffisent pas face à des alliances mouvantes.
Alcibiade a changé de camp non pas une, mais trois fois pendant la guerre du Péloponnèse. Il a combattu pour Athènes, puis pour Sparte, puis pour la Perse, manipulant chaque camp pour survivre—et briller.