Théodora, impératrice de Byzance
Elle a commencé sur scène, jouant pour quelques pièces, et a fini par porter la pourpre impériale.

Theodora, Empress of Byzantium, public domain
Du scandale au sceptre
Le premier public de Théodora ? Une foule agitée de théâtre. Elle a grandi dans les bas-fonds de Constantinople, où les rôles féminins étaient rares et les choix, rudes. À vingt ans, elle était célèbre, sulfureuse, et débrouillarde.
Refuser de fuir les flammes
En 532, les émeutes de Nika éclatent. Les sénateurs supplient Justinien de s’enfuir, mais Théodora les coupe net d’une phrase. Si fuir, c’est survivre, elle préfère mourir. Sa fermeté a tenu la cour debout alors que la ville tremblait.
L’héritage d’une reine de fer
Des siècles plus tard, Théodora reste un paradoxe : actrice, impératrice, gardienne du trône et protectrice des faibles. Toutes les femmes en soie byzantine doivent quelque chose à la fille partie de rien.
Quand les émeutes ont menacé d’embraser Constantinople, Théodora n’a pas cillé. Elle a dit à Justinien, son empereur de mari, que la pourpre impériale était le plus beau des linceuls—mieux vaut mourir impératrice que fuir. La ville a survécu parce qu’elle a tenu bon.