Sulpicia : la plus jeune poétesse du désir à Rome
La poésie de Sulpicia échappe aux censeurs—brute, directe, signée de son propre nom. Elle n’écrit ni sur les dieux ni sur la guerre, mais sur le feu de son propre désir.

Charles-Henri-Joseph Cordier — "Pedestal [for Woman from the French Colonies]" (1861), public domain
Elle a signé de son nom
La poésie de Sulpicia échappe aux censeurs—brute, directe, signée de son propre nom. Elle n’écrit ni sur les dieux ni sur la guerre, mais sur le feu de son propre désir.
Une voix que le Forum n’a jamais entendue
Le nom d’une Romaine devait rester un murmure, jamais un titre. Mais Sulpicia brise les codes—ses vers survivent, attachés à son identité, sans honte, réclamant l’amour et maudissant l’absence. Aujourd’hui encore, sa voix perce les couches de latin comme une lettre adressée à quiconque a déjà veillé, seul, dans la nuit.
Dans un monde où les femmes de l’élite romaine devaient se taire, Sulpicia laisse des vers qui vibrent de désir et de frustration. Elle écrit en son nom, sans masque masculin, exigeant le droit d’aimer à sa façon. Ses vers survivants sont brefs, mais assez acérés pour traverser les siècles.