Le Sénat romain : tout-puissant, vraiment ?
On imagine le Sénat romain comme le pouvoir suprême—la loi, la voix de Rome, immortel et sacré.

Unknown — "Crouching Lion" (ca. 5th–3rd century BCE), public domain
Le Sénat, trône du pouvoir romain ?
Dans chaque documentaire ou péplum, le Sénat romain trône au centre—dernier mot sur la guerre, la paix, les lois. Les sénateurs dans leur salle de marbre, décidant du sort du monde. Mais en dehors des films, le pouvoir du Sénat était plein de failles.
Les décrets du Sénat n’étaient pas la loi.
Sous la République, les ‘senatus consulta’ n’étaient que des avis donnés aux magistrats. Les lois, elles, venaient des assemblées populaires—des citoyens ordinaires votant en plein air. Plus tard, les empereurs gardent le Sénat pour la vitrine, mais gouvernent par décret. La vraie loi s’écrivait ailleurs.
Comment le mythe a-t-il pris racine ?
Les Romains eux-mêmes ont entretenu l’illusion, et des politiciens de la Renaissance à Washington ont fait du Sénat le berceau de la démocratie. En réalité, c’était plus un club qu’un tribunal.
Les décisions du Sénat étaient en réalité consultatives—le vrai pouvoir appartenait aux assemblées populaires, aux magistrats, puis aux empereurs. L’illusion d’une toute-puissance sénatoriale, c’est un mélange de propagande romaine et de nostalgie politique plus tardive.