Ce jour-là : la ruée sur le blé à Rome
Fin juillet à Rome : les moulins tournent sans relâche, les greniers craquent—le blé afflue de partout avant de pourrir sous le soleil.

Unknown — "Table" (ca. 1775–80), public domain
Des montagnes de blé, les yeux rivés au ciel
Fin juillet, la récolte de blé à Rome atteignait son apogée frénétique. Les caravanes de blé encombraient les routes. Chaque charrette, chaque sac, était un pari contre la pluie, la moisissure et la menace de famine—la faim de la ville n’attendait jamais.
Nourrir la Ville éternelle
La plupart du blé venait de bien plus loin que Rome : la terre noire de Sicile, l’Afrique du Nord, jusqu’à l’Égypte. L’acheminer avant que la moisissure ou les rats ne s’en emparent relevait de l’exploit logistique—les greniers devaient rester frais, secs, et étroitement surveillés. Le blé se corrompt aussi vite que le pouvoir.
C’est la saison où le destin de Rome dépendait du grain. L’appétit de la ville était légendaire, et la logistique derrière tout ça l’était encore plus.