Ce jour-là : la moisson bat son plein à Rome
Fin juin, les collines autour de Rome brillent d’or—les moissonneurs balayent les champs de blé, faucille scintillante au soleil.

Théodore Rousseau — "The Forest in Winter at Sunset" (ca. 1846–67), public domain
Des champs d’or, de sueur et de risque.
À la fin juin, les fermiers romains se pressaient de rentrer la moisson. Un travail sans répit—du lever au coucher du soleil, faucille après faucille—car un seul orage pouvait ruiner les récoltes. Esclaves, affranchis, propriétaires : tout le monde s’y mettait. Le pain de la ville dépendait de leur rapidité.
Un empire bâti sur une miche de pain.
Le blé, c’était plus que de la nourriture. Rome importait chaque année des millions de boisseaux de Sicile, d’Afrique du Nord et d’Égypte. Nourrissez la ville, et vous tenez son cœur. Une mauvaise récolte, et c’est l’émeute, la flambée des prix, voire la chute d’un empereur. Pas de moisson, pas de Rome.
Le grenier à pain de Rome se forgeait lors de ces journées d’été. Si la récolte échouait, la ville mourait de faim. Le grain a bâti des empires et renversé des rois—champ après champ.