Musonius Rufus : femmes et sagesse
« Les femmes ont la même capacité naturelle à la vertu que les hommes. » Musonius Rufus, le stoïcien le plus coriace de Rome, l’a dit dans un monde de marbre et de patriarches.

Unknown — "Marble head of a Greek general" (1st–2nd century CE), public domain
La vertu n’a pas de genre.
Musonius Rufus, dans sa Troisième Leçon, affirme : « ὁμοίας φύσει πρὸς ἀρετὴν ἔχουσι γυναῖκες καὶ ἄνδρες. » — « Les femmes ont la même capacité naturelle à la vertu que les hommes. » La loi romaine disait non. Musonius disait oui.
Musonius casse les codes.
La plupart des philosophes romains n’enseignaient qu’aux hommes, mais pour Musonius, la philosophie était une affaire humaine, pas masculine. Selon lui, raison, discipline et force morale venaient de la nature—jamais du genre.
Un maître qui formait d’abord ses filles.
Exilé encore et encore, Musonius formait ses filles à la philosophie aussi durement que les garçons. Dans une société qui enfermait les femmes dans l’atrium, il les mettait en classe. Sa question résonne toujours : ton esprit est-il aussi entraîné que ton corps ?
Musonius ne se contentait pas de belles paroles—il formait ses propres filles aussi rigoureusement que ses disciples masculins. Il a pratiqué l’égalité avant qu’elle ne soit à la mode, ou même tolérée.