Musonius Rufus : la force des femmes
« Les femmes aussi endurent la douleur, parfois avec encore plus de courage que les hommes. » Musonius Rufus, le stoïcien le plus strict de Rome, ne se contentait pas de théorie — il prenait les femmes réelles comme preuve.

Unknown — "Lar" (1–25 CE), CC0
«καὶ γυναῖκες πείθονται ὑπομένειν, καὶ πολλάκις ἀνδρειότεραι ἢ οἱ ἄνδρες.»
Dans les Leçons de Musonius Rufus (Leçon 4), il écrit : «καὶ γυναῖκες πείθονται ὑπομένειν, καὶ πολλάκις ἀνδρειότεραι ἢ οἱ ἄνδρες.» — «Les femmes aussi endurent la douleur, et souvent avec encore plus de courage que les hommes.» Il parlait de l’accouchement, mais pour lui, c’était une preuve stoïcienne, pas juste un compliment.
La vertu n’a pas de genre.
Pour Musonius, la vertu—surtout l’endurance—était accessible à quiconque voulait s’y entraîner. Il voyait les femmes romaines affronter la naissance, la maladie, la perte, et souvent surpasser en silence leurs homologues masculins. Ce n’était pas de la flatterie. C’était une arme contre une société qui croyait que la force stoïcienne était réservée aux hommes.
Musonius ne plaidait pas seulement pour l’éducation des femmes. Il a inscrit leur courage au panthéon stoïcien, des siècles avant que quiconque à Rome n’y songe.