Metrodora, la femme qui a écrit le livre
Un nom de femme, Metrodora, apparaît sur un ancien traité médical grec—l’un des plus vieux écrits conservés par une femme médecin, toutes époques confondues.

Unknown — "Bronze statuette of an artisan with silver eyes" (ca. mid-1st century BCE), public domain
Un nom de femme dans un monde d’hommes
Un manuscrit médical de la Grèce antique porte une autrice rare : Metrodora. Ce n’était pas un pseudonyme, mais une vraie femme médecin—qui écrivait des siècles avant que les femmes ne pratiquent ouvertement autour de la Méditerranée.
Sur les maladies et les remèdes des femmes
Son traité diagnostiquait tout, des troubles de l’utérus à la chute de cheveux, et regorgeait de recettes à base de miel et de myrrhe, sans se limiter à la gynécologie. Les textes grecs et byzantins ultérieurs la citent en autorité—preuve que son œuvre a traversé les siècles et les frontières.
Des échos dans la science postérieure
La voix de Metrodora a survécu dans la médecine bien après son époque, recopiée par des médecins médiévaux. Son livre est l’un des rares témoignages directs d’une femme qui façonne la science antique.
Metrodora a écrit Sur les maladies et les remèdes des femmes, un ouvrage si précis que les médecins l’ont recopié pendant des siècles. Elle a tout traité, de l’infertilité aux maladies des sourcils, signant de son nom à une époque où la plupart des femmes n’avaient même pas le droit d’exercer.