Marc Aurèle : Lâcher la colère
« La meilleure vengeance, c’est de ne pas ressembler à ton ennemi. » Marc Aurèle l’écrit pour lui-même, mais ça traverse des siècles de rancune.

Unknown — "Cameo: Head of a Woman" (1–100 CE), CC0
Ne deviens pas ton ennemi.
Dans les Pensées (Livre 6), Marc Aurèle écrit : « Ἡ κάλλιστη ἐκδίκησις ἐστὶ τοῦ μὴ ἐξομοιωθῆναι τῷ ἀδικήσαντι. » — « La meilleure vengeance, c’est de ne pas ressembler à ton ennemi. » Pour lui, pardonner n’était pas de la faiblesse—c’était rester propre.
Ne bois pas le poison.
Pour Marc Aurèle, la rancune est une seconde blessure. La vengeance stoïcienne est intérieure : vaincre la colère, c’est refuser de porter la maladie d’un autre. Facile à dire, bien plus dur à ressentir.
Marc Aurèle a régné entouré de trahisons, de coups bas, de guerres. Il aurait pu s’aigrir. À la place, il a aiguisé sa volonté—et laissé la vengeance pourrir.