Ce jour-là : le 11 mai, un dies comitialis
11 mai : à Rome, aujourd’hui est un dies comitialis—un jour où les citoyens peuvent voter, débattre et changer l’avenir à l’ombre du Capitole.

Unknown — "Marble head of a Greek general" (1st–2nd century CE), public domain
Un jour pour choisir son camp et tirer au sort.
Lors d’un dies comitialis, Rome s’animait autour de l’assemblée publique. Les tribus se pressaient sur le Forum. On pouvait voter des lois, élire des magistrats, hurler ses doléances par-dessus le vacarme de la ville. Aujourd’hui, on agissait—on ne faisait pas que parler.
Pourquoi le calendrier avait du vrai pouvoir.
Le Pontifex Maximus marquait ces jours avec soin—seulement lors d’un dies comitialis les Romains pouvaient se réunir pour voter. Rater la date, et votre cause attendait le prochain tour. Le calendrier n’était pas une paperasse : c’était un levier, et l’élite romaine savait parfaitement s’en servir.
Le calendrier romain, ce n’était pas que des dates : il sculptait le rythme de la ville et décidait quand le pouvoir pouvait changer de mains.