Les femmes romaines lavaient leurs cheveux à l’huile d’olive
Imagine un bain romain, parfumé de vapeur et de sueur. Une femme verse de l’huile d’olive, vert-or, directement sur son cuir chevelu.
Thomas1313 — "Jean-Baptiste Isabey, Napoléon présentant le roi de Rome à l'impératrice", CC BY-SA 4.0
L’huile d’olive pour des cheveux brillants
La routine beauté d’une Romaine commençait par une cruche d’huile d’olive bien froide. Elle la massait dans ses cheveux, puis la raclait avec une lame courbe appelée strigile. Le savon tel qu’on le connaît était rare et agressif pour le cuir chevelu. L’huile d’olive faisait double emploi—nettoyant et soin, tout droit sorti du garde-manger.
Pas de mousse, pas de souci
Les thermes fouillés et les textes anciens révèlent que des industries entières tournaient autour des multiples usages de l’huile d’olive. Inscriptions et fresques montrent parfois des femmes tenant strigiles et fioles d’huile, et des auteurs comme Pline en parlent. Pendant des siècles, l’huile faisait briller les cheveux—pendant que les amphores se vidaient plus vite que les coupes au banquet.
La meilleure garde-robe romaine ne se limitait pas à la soie et aux perles—elle cachait aussi une bouteille d’huile d’olive de cuisine, recyclée en shampoing.