Eunus, l’esclave devenu roi
Dans la fumée d’une cuisine sicilienne, un esclave crache du feu—littéralement. Il affirme que la déesse Atargatis lui permet de souffler des flammes, et bientôt, des milliers sont prêts à mourir pour lui.

Caravaggio (Michelangelo Merisi) — "The Musicians" (1597), public domain
Esclave et sorcier
Enchaîné, Eunus stupéfie les cuisines de Sicile en crachant du feu. Ce n’est pas un magicien. Il prétend qu’une déesse l’habite. Rapidement, des rumeurs de prophéties et de miracles traversent les quartiers d’esclaves.
Le royaume de bric et de broc
Eunus mène une révolte—des dizaines de milliers d’hommes—contre leurs maîtres romains. Il est couronné « roi Antiochus », frappe monnaie et commande un nouvel ordre. Rome regarde, sidérée, ses plantations brûler et ses légions trébucher.
Les visions partent en fumée
Deux ans durant, sa rébellion tient bon. Mais, acculé, le feu divin d’Eunus n’est plus que fumée. Rome s’en souvient : la frontière entre maître et esclave devient dangereusement mince quand une vision s’empare des cœurs.
Eunus a tout misé sur ses visions. Il a mené la plus grande révolte d’esclaves avant Spartacus, forgeant un royaume à partir de chaînes brisées et de désespoir. Deux ans durant, les armées romaines peinent à écraser son régime de fortune. Quand la fin arrive, sa magie supposée s’éteint—et rappelle à Rome ce qui se passe quand les plus humbles visent la couronne.