Épictète : Choix et chaînes
« No man is free who is not master of himself. » Épictète, ancien esclave, l’a dit en grec : «Ἐλεύθερος ἐστιν ὁ αὐτοκράτωρ ἑαυτοῦ» — «L’homme libre est maître de lui-même.»
Paul Flandrin — "The Imperial Palace on the Palatine, Rome title QS:P1476,en:"The Imperial Palace on the Palatine, Rome "label QS:Len,"The Imperial Palace on the Palatine, Rome "", Public domain
La liberté, redéfinie par un ancien esclave
Épictète, dans les Entretiens (Livre II), tranche : «Ἐλεύθερος ἐστιν ὁ αὐτοκράτωρ ἑαυτοῦ» — «L’homme libre est maître de lui-même.» Il ne parle pas de droit de vote ni de citoyenneté romaine. Pour lui, quiconque est dominé par la colère, le plaisir ou la peur porte des chaînes invisibles.
Épictète a vécu ce qu’il prêchait
Né esclave, Épictète a conquis sa liberté à la dure. Il a compris que la souffrance était partout, mais que l’esclavage n’était réel que si l’on abandonnait son esprit. Pour Épictète, la liberté commence quand on commande à ses propres habitudes et désirs—même si le monde vous dit encore captif.
Épictète connaissait les chaînes physiques mieux que personne. Sa définition de la liberté brisait les règles romaines : être libre, c’est se maîtriser soi-même, pas être citoyen. Deux mille ans plus tard, ça frappe toujours aussi fort.