La mort de César : le mythe du coup dans le dos
On imagine César seul, encerclé de traîtres, poignardé dans le dos par Brutus et compagnie. L’expression « coup de poignard dans le dos » vient tout de suite à l’esprit.

Unknown — "Idealized Head" (50 BCE–100 CE), CC0
Poignardé dans le dos ?
On imagine César trahi, des dagues plantées dans le dos—célèbre pour avoir été littéralement « poignardé » par ses plus proches. Cette expression ressort à chaque réunion ou scandale politique, encore aujourd’hui.
Toutes les blessures, de face.
L’historien Suétone compte 23 coups de couteau, la plupart dans la poitrine et le torse de César. Il n’a pas été surpris par derrière—il a affronté ses assassins les yeux dans les yeux. Plutarque dit même qu’il a tenté de se défendre avant d’être submergé.
Pourquoi croit-on au « coup dans le dos » ?
L’expression anglaise vient de cette histoire, mais c’est de la poésie, pas de l’anatomie. Les peintres de la Renaissance adoraient le drame du poignard planté dans le dos. À Rome, la vraie trahison était frontale, lame dans le ventre—pas un coup en douce.
Jules César a reçu 23 coups de couteau, mais la plupart étaient de face. Il s’est défendu—jusqu’à l’épuisement. Les sources antiques racontent qu’il a tiré sa toge sur sa tête, décidé à tomber avec dignité.