Ce jour-là : la trêve sacrée de l’été commence
Fin mai à Athènes : des rameaux d’olivier flottent à chaque porte. La trêve sacrée de l’été—la hiéroménie—vient de commencer.

Johannes Vermeer — "A Maid Asleep" (ca. 1656–57), public domain
Des rameaux d’olivier comme message.
Fin mai, les hérauts d’Athènes—les spondophores—portaient des branches d’olivier pour annoncer la hiéroménie, la trêve sacrée. Aucune armée n’avait le droit d’attaquer. Quiconque brisait la paix risquait la colère des dieux et l’exclusion de toutes les fêtes.
Pause panhellénique pour pèlerins.
La trêve permettait aux pèlerins de voyager sans crainte entre cités pour assister aux grands jeux ou consulter les oracles. Pendant un mois ou plus, les rivalités s’effaçaient—le stade d’Olympie ou le temple de Delphes devenaient plus importants que les lignes de bataille.
Avec la hiéroménie, la guerre s’arrêtait dans toute la Grèce, permettant aux pèlerins de voyager en sécurité vers les jeux et fêtes religieuses.