Les athlètes se raclaient la peau avec des lames de bronze
Après une course à Olympie, les athlètes se dénudent et se raclent la peau avec des couteaux de bronze—pour enlever sueur, sable et couches épaisses d’huile d’olive.

Painter of New York GR 576 — "Terracotta kylix (drinking cup)" (ca. 480 BCE), public domain
Se racler net avec des lames de bronze
Après la compétition, les athlètes grecs ne filaient pas aux bains—ils se dénudaient et faisaient glisser des strigiles de bronze recourbés sur leurs bras, jambes et dos. L’huile, la sueur et le sable partaient en rubans graisseux. Pas d’éponge, pas de savon, juste le crissement du métal sur la peau.
Un outil pour traverser les âges
Le strigile était partout—rangé dans une trousse en cuir avec flacons d’huile et parfum. Les archéologues en retrouvent encore dans les gymnases et les tombes, polis par des années d’usage. Ce qu’on raclait parfois, des employés de bains entreprenants le vendaient comme remède miracle.
La propreté, c’était la performance. Le strigile, ce grattoir recourbé, était aussi indispensable que le disque. Les archéologues en ont retrouvé des dizaines, tachés de crasse vieille de plusieurs siècles.