Alcibiade et la mutilation des Hermès
Des statues à travers Athènes se réveillent sans nez, sans sexe, sans visage—taillés d’un coup de burin en une nuit de chaos.

David — "The Death of Socrates" (1787), public domain
Une nuit de visages brisés.
À la veille de l’expédition sicilienne d’Athènes, des vandales ont déferlé dans la ville, fracassant les visages de centaines de statues sacrées d’Hermès—piliers trapus surmontés de têtes barbues et de sexes dressés. Un sacrilège à l’échelle de la cité, impossible à ignorer au lever du jour.
La paranoïa s’empare d’Athènes.
La panique a traversé la ville. Cette mutilation semblait un présage—le signe que quelqu’un sabotait Athènes de l’intérieur. Les soupçons se sont abattus sur Alcibiade, le général le plus brillant (et le plus clivant) de la cité. Ses rivaux l’accusent de se moquer des dieux, et soudain, tout son commandement—et sa vie—tient à un fil.
L’exil, pas la gloire.
Rappelé en pleine campagne pour être jugé, Alcibiade disparaît—et file à Sparte. L’homme qui aurait dû conquérir la Sicile aide à écraser sa propre cité. Tout ça à cause d’une nuit de pierres brisées et de confiance fracassée.
Le choc de la cité se change en paranoïa. Alcibiade, prêt à mener la plus grande expédition de sa vie, se retrouve soudain accusé de sacrilège et forcé à l’exil—changeant à jamais le destin de l’empire athénien.